I-PKU et sa passion Musicale
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I-PKU et sa passion Musicale

I-PKU et sa passion Musicale

I-PKU de son vrai nom MBADINGA KOUMBA SOUVI Cleef est un Compositeur d’origine Gabonaise, c’est en temps que rappeur qu’il commence avant de s’adonner totalement à la production musicale au mixage sonore & au songwriting. C’est notamment avec des artistes comme le groupe BGMFK ou encore la chanteuse Londonienne Jungle Leez (pour ne citer que cela) qu’il a eu l’occasion d’exprimer en partie son talent de compositeur. Véritable autodidacte il est établi aujourd’hui en Tunisie pour donner une légitimité à son statut de compositeur en suivant des études de Cinéma en Licence Son et actuellement poursuit un Master de Recherche en Audiovisuel. Ce décor planté nous pouvons commencer l’interview.

Comment êtes vous tombé dans la production musicale ?

I-PKU: J’ai commencé en tant que Rappeur, poussé par les grands du quartier et des cousins qui faisaient du Rap sur des faces B. Au bout d’un moment ça m’a saoulé vachement je me suis dis, pourquoi pas composer et faire mon truc ? Déjà à l’époque je savais pas faire des Beats mais je disais à tout le monde sait que je suis Beatmaker. C’était amusant à dire il fallait maintenant que je le prouve! Je pense, que cela m’a clairement permis de bosser et de me dire « bah! écoute si jamais tu te retrouve face à des curieux il faut maintenant qu’ils écoutent ce que tu fais en tant que Beatmaker » Quand j’y pense c’était un parie risqué mais souvent faut vivre comme un fou pour avoir les résultats dans ce qu’on entreprend.

Votre première production , vous en souvenez-vous ? Dans quelle condition a-t-elle été faite ?

I-PKU: la 1ère production mais ouiiiiiiiii. C’était nuuuulllll. J’avais créé un collectif de Beatmakers avec pleins de potes qui s’appelait U.F.O et souvent on se captait pour se faire écouter nos prods, j’avais mon 1er beat fait sous FL Studio avec un plugin qui s’appelait « Armor » et c’était un FL Démo donc fallait composer et exporter le même jour, j’avais composé avec des enceintes de la chaîne Hi-fi de ma mère qui se trouvait au salon, pendant que tu composes t’as ton frère qui regarde la télé, t’as une tante qui est de passage et qui te parle et te dit « diminue le volume » ahaha la galère. J’avais joué l’instrumental devant le collectif et tous avaient rigolés à mort mais j’étais si fier de ce beat! Un pote qui m’avait lâché « je sais pas quel chat tu as tué mais on dirait tu as fais un beat avec des bruits de chats qui meurt » cette phrase m’avait vexé c’était d’une VIOLENCE. Aujourd’hui je suis encore en contact avec tous et on en rigole encore.

Qu’est ce qui vous a poussé à étudier le son ?

I-PKU: Honnêtement ? les Américains. Depuis petit, je suis obsédé par le travail des mecs et quand tu écoutes des disques US et tu bascules sur ceux de d’autres régions voir de ton pays, tu te dit franchement faut bosser là. Et tous les mecs de la capital chez qui j’allais et qu’on appelait étaient Sound Engineer ne me satisfaisait jamais, soit le mix était juste carré donc MEGA simpliste, soit pas du tout. Alors que quand tu écoutes du Bjork ou des sons de Glass Animals ou de Black Keys tu ressens cette créativité et c’est ça qui me passionnait. Je me suis dis « Mince! Je dois étudier et comprendre le son et pour faire mieux que ces mecs, je dois vraiment bosser dur, peut importe les obstacles sur mon chemin ».

Vous êtes assez polyvalent, est ce important pour vous d’être alaise dans tous les styles musicaux ?

I-PKU: oui il faut. Surtout que là en Tunisie je fais ce dont j’ai toujours rêvé bosser avec tous les styles allant du Jazz au rock à la bossa Nova, Pop, rap, Sadcore, Stambeli, Electro, folk, Musique Celtic… Comment bosser avec tout ces gens si tu es pas polyvalent et que tu écoutes que une seule chose. Comme le dit le livre de Laurent de Wilde “faut être un « Fou du Son », étudier tout ce qui existe et ne pas se perdre, pour créer quelque chose de nouveau et amener un son nouveau, il y a que comme ça que on arrive à se démarquer”.

Quelle est la collaboration dont vous êtes le plus fier ? Et pour quelle raison ?

I-PKU: la collaboration dont je suis le plus fier, je prendrai les 2 derniers projets que j’ai produit celui de LEWA et de Selma Guellouz. Pourquoi ? Déjà parceque avec LEWA c’était très fluide, c’était on a un thème un univers on va faire de la musique composer rassembler une équipe de d’autres compositeurs, écrire des chansons sur un thème barge qui est le monde de Alice dans une version sombre que les gens aiment ou pas on va le faire et j’adore Selma Guellouz ce fut très fluide j’ai appris à joué des instruments en 1mois pour des besoin de ce projet j’ai bossé et rencontré des musiciens excellents en travaillant dessus, après fallait mixer tous ces 2 projets ce fut pas facile mais j’ai adoré souffrir dessus et les gens aiment. Chacune des 2 c’est leur 1er projet donc je me suis senti comme le CEDOC à faire des passeports de musique pour elles (ahaha) ça fait plaisir.

Pouvez-vous nous donner 3 points forts et 3 points faibles dans l’industrie de la musique au Gabon?

1- Les points fort : le fait de rapper dans nos langues ethnique gabonaise c’est énorme, nos rythmes sont uniques et nos compositeurs son géniaux nous en avons des treeess bon.

2- Les points faibles : – le songwriting franchement on a des artistes connus et reconnus comme étant des stars de la musique du Gabon dont le songwriting c’est vraiment du n’importe quoi. -La non considération de la qualité sonore par beaucoup est un réel problème et souvent j’ai l’impression que vu que nous sommes un petit pays beaucoup se disent on va mixer ou master juste pour le bled en oubliant que la musique peut voyager avec ce mix/mast négligé et beaucoup le font en dernier point je noterais le facteur tendance à suivre beaucoup font la tendance parceque ça fonctionne au lieu de rester dans son style habituel et créer un vrai buzz en travaillant sur des formules intelligentes pour se démarquer.

Pourquoi pas plus de collaboration avec de jeunes gabonais ?

I-PKU: les collaborations, il y en a en route, après c’est vrai je boss de moins en moins avec des Gabonais alors que je le veux vraiment, mais le facteur négociation est compliqué. Je suis ouvert pourtant mais j’ai souvent l’impression qu’on ne respect pas la valeur de ce que tu fais et là tout devient problématique et ne donne plus envie.

Si vous devriez nous faire une recommandation artistique vers qui se tournerait elle ?

I-PKU: Je dirai tous les artistes avec qui je boss ils sont géniaux. Pour le Gabon il y’a LEWAAnaïs Cardot et SSOLOGOD sur qui sont des Bombes. Ces gamins c’est quelque chose I SWEAR TO GOD, vraiment croyez moi. Sinon en Tunisie il y a une rappeuse avec qui je boss elle est très passionnante elle s’appel Popytirz et compose avec son acolite Steeve Abidov qui est son compositeur ce que ils font c’est fou, très rythmé très différent c’est vachement bien.

Un mot de fin ?

Si tout va bien, je vais envahir vos pensées en octobre ou novembre avec mon 1er album après mes 3 EPs j’ai travaillé suffisamment de morceau pour moi. Ça S’appellera « ICARUS 2 » et c’est une visite musicale vers d’autres planètes hors de notre voie lactée 🙂 n’hésitez pas et abonnez-vous pour ne rien rater —> Facebook : I-PKU / Instagram : i_pku  / Twitter : I-Pku

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